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mercredi 24 juin 2009

Résultat du cercle citoyen du 13 mai dernier

Voici le résultat du cercle citoyen du 13 mai dernier où il était question de souveraineté.

Comment définir la nation québécoise? 

La nation canadienne se définit en soit par une opposition à la nation états-uniennes, bref qui ressort de la séparation des États-Unis, alors que le Canada a toujours été fidèle au Royaume-Uni. Or le Québec n’a pas cette perception, car il a vécu autre chose. Il a toujours été le village gaulois si l’on peut dire, de l’Amérique du nord. Il est aussi le seul territoire majoritairement latin (francophone) en Amérique du nord. En plus, les québécois se distinguent de part leur religion, étant les catholiques d’Amérique du nord, alors qu’ils sont submergés tout autour par des protestants. Les québécois se sont donc bâtit une culture différente de part leur langue, leur religion, de part leur contact avec les amérindiens et en se liant au territoire du Québec. Cette vision purement ethnique est assez raboteuse, bien que non-négligeable, et cela depuis Jacques Parizeau (lendemain du référendum de 1995). Le territoire du Québec est composé de d’autres cultures, langues et religions. Or cette vision ethnique est exclusive et particulièrement lorsque l’on a pour objectif de construire un pays. Faut-il la rejeter? Nous croyons que non mais de rassembler toutes les nations ethniques autour d’une définition politico-culturelle, dont le projet de société irait au-delà de la langue, de la religion et de la nation ethnique. Alors là l’idée de nation serait inclusive et plus propice à la construction d’un État québécois!
 
Quels rapports établir avec les autres peuples dans le monde?
 
Notre lien avec la France est évident, de part notre langue, notre religion ou encore notre culture. Pourtant à l’extérieur de la France, le Québec n’a pas ou peu de contact avec d’autres peuples francophones, c’est-à-dire les anciennes colonies françaises. C’est dommage, étant donné que les québécois auraient tellement a partagé avec ces autres peuples, que ce soit économiquement, politiquement ou culturellement. Pour ce qui est des états-uniens, le contact est assez contradictoire car autant nous rejetons ceux-ci, autant nous acceptons leur mode de vie et leur culture. Somme toute, le rapport que nous devrions entretenir avec les autres nations serait d’égal à égal, d’une manière multilatérale.
 
Quels types de rapports établir avec les nations autochtones?
 
Le problème qui saute aux yeux dans les rapports que nous devrions entretenir avec eux, c’est que nous n’avons aucunement reconnu les droits ancestraux et le mode de vie de ceux-ci. Il semble donc évident, que pour établir un rapport, il faut d’abord les reconnaître et ensuite établir un dialogue d’égal à égal (multilatéral) avec ceux-ci.
 
Souveraineté ou indépendance?
 
Le terme souveraineté vient du moyen-âge ou le roi était souverain de ses terres. La souveraineté est donc relier au territoire (terres) et à la politique (le roi). Essentiellement, les souverainistes sont les individus qui veulent avoir le total pouvoir politique sur leur territoire. L’indépendance, va un peu plus loin, non seulement en englobant la souveraineté mais elle comprend aussi d’autres dimensions. Celles-ci sont au niveau économique, militaire, énergétique, alimentaire ou encore monétaire. Un Québec indépendant signifie donc que l’État québécois ne dépend pas des autres États pour que son économie soit solide ou qu’il aille besoin des autres pour subvenir aux besoins alimentaires de sa population. Cela veut-il dire de vivre en autarcie? Pas du tout! Nous pouvons vivre indépendamment et avec les autres, seulement il nous apparaît important que lorsque que quelqu’un à le rhume qu’il ne le transmette pas automatiquement à son voisin (crise économique mondial). Le terme indépendance nous apparaît plus englobant et plus constructif que la souveraineté et donc plus apte à décrire notre parti.
 
Quelles sont les contraintes à l’indépendance?
 
Les médias présentent l’information de manière sensationnaliste et détournent les débats de société dans une direction. Le rendement à tout prix est un problème car pour attirer le téléspectateur, les médias se doivent de montrer du spectaculaire mais pas pour autant ce qu’il y a de plus important ou informatif pour le citoyen. De plus, un reportage ce veut court et direct. Ainsi donc l’information du citoyen n’est pas complète et mène à une orientation de l’information, bref dans ce cas vers un jugement néolibéral de la société.
 
Ensuite, il y a des institutions internationales qui constituent une forte opposition à toute forme d’indépendance. En Amérique du nord, nous avons l’ALENA (Accord de libre échange nord-américain) qui est une contrainte économique politique et social tout comme l’OMC. Si toutes deux peuvent être des contraintes c’est qu’elles sont anti-démocratiques, surtout qu’il n’y a jamais eu de référendum sur la question de l’ALENA, que l’OMC n’est pas sous la réglementation de l’ONU et donc n’a pas ratifié la charte des droits et libertés. Voulons-nous nous engager dans des organismes internationaux comme l’OTAN ou NORAD qui sont aussi une incursion dans les affaires étatiques des différentes nations qui la composent? Pour faire parti d’un organisme international, il devrait être important que le multilatéralisme soit respecté, mais aussi qui ne s’opposent pas à toutes formes d’indépendances.
 
Vous avez jusqu'au 3 juillet pour envoyer vos perspectives à programme@quebecsolidaire.net .

lundi 15 décembre 2008

Merci

Je veux remercier sincèrement chaque personne qui a donné de son temps pour Québec solidaire Saint-Hyacinthe lors de la dernière campagne électorale québécoise ainsi que les gens qui ont voté pour  une nouvelle vision de société. Ces gestes d’implication que nous posons aujourd’hui préparent les victoires de demain. Celles qui ouvriront la voie à une gestion écologique et humaine du développement et des services aux citoyens.  Pour le moment, supportons Amir Khadir notre premier député solidaire à l’assemblée nationale par nos actions terrains quotidiennes et la préparation des nécessaires débats à venir. D’autres représentanTEs seront éluEs bientôt.

En toute solidairité,

Richard Gingras

lundi 8 décembre 2008

Soirée électorale

Richard Gingras invite les militant(e)s et sympathisant(e)s de Québec solidaire à se joindre à lui le lundi 8 décembre de 20h à 22h au Zaricot pour la soirée électorale.

mardi 2 décembre 2008

Invitation exceptionnelle : L'encerclement, la démocratie dans les rets du néolibéralisme

Québec solidaire Saint-Hyacinthe vous invite à assister à la projection du documentaire L'encerclement, la démocratie dans les rets du néolibéralisme de Richard Brouillette le dimanche 7 décembre à 13h30 au Zaricot (prévoir 3 heures d'activité).

À travers les réflexions et les analyses de plusieurs intellectuels de renom, ce documentaire trace un portrait de l’idéologie néolibérale et examine les différents mécanismes mis à l’œuvre pour en imposer mondialement les diktats.

L'encerclement, la démocratie dans les rets du néolibéralisme
un documentaire de Richard Brouillette
Québec, HDCam (tourné en 16mm), N&B, 2008, 160 minutes

Au sujet des débats que l’on peut faire…

L’équipe électorale de Québec solidaire Saint-Hyacinthe tient à remercier les organisateurs du débat citoyen tenu le  27 novembre dernier et mis sur pied par le milieu communautaire de la région,  et déplore l’absence du candidat libéral Claude Corbeil.

Voilà un exemple de débat où l’on se soucie de l’opinion des citoyens, nous permettant d’être à l’écoute les uns des autres et qui donne la possibilité aux candidats de présenter calmement leurs positions respectives sur les enjeux politiques et surtout les idées qu’ils défendent.

Un lieu où l’on a pu se rappeler qu’après avoir trouvé 1 milliard de dollars à appliquer sur une centrale nucléaire désuète (Gentilly), le gouvernement Charest en a trouvé un autre à ajouter suite aux recommandations des experts de la question, il fallait simplement le demander. Pourtant, nous ne savons pas encore comment nous départir des déchets radioactifs produits et qui demandent des milliers d’années à se dégrader mais on continuera à en produire. Parallèlement à ces décisions, le vent souffle beaucoup au Québec et on laisse le développement de l’énergie éolienne aux entreprises privées; le soleil brille et le fera pour des milliards d’années et on pourrait développer l’énergie solaire sur les toits et dans les lieux moins peuplés. Nous pouvons devenir, comme peuple, un des chefs de file du développement propre : notre potentiel de développement énergétique écologique existe, il est même énorme, mais y croyons-nous vraiment?

Pendant ce temps des citoyens se demandent pourquoi ils ne peuvent pas prendre l’autobus quand ils en ont besoin, pourquoi le logement de la personne handicapée est trop long à adapter à sa condition, pourquoi la personne âgée s’inquiète des services de proximité inexistants ou encore cette femme qui pense à ses amies et leurs enfants qui survivent de peine et de misère avec un revenu indigne.

Votre absence à ce débat Monsieur Corbeil confirme que votre priorité sera bel et bien l’économie et ses prérogatives. Cette économie déshumanisée qui laisse encore des profits mirobolants aux banques, aux pétrolières et aux compagnies pharmaceutiques même en temps de récession,  celle qui priorise l’énergie polluante comme le nucléaire plutôt que de favoriser la préservation de notre patrimoine environnemental.  Une économie basée sur la croissance éternelle où les impôts des travailleurs finissent trop souvent par subventionner des compagnies qui délocalisent les emplois dans des pays où enfin, ils peuvent offrir des salaires de misère!

Les promesses de redistribution de la richesse tirent à leur fin car il est clair que l’argent reste entre les mains de ceux qui sont en haut de l’échelle. En partie là où les impôts ne sont pas payés, là où les gestionnaires disent qu’ils la gardent pour réinvestir dans l’économie, souvent en modernisant leurs installations sans créer de nouveaux emplois. Il devient de plus en plus difficile pour les gens de conserver leur pouvoir d’achat et d’avoir une qualité de vie quand les salaires ne suivent pas l’augmentation des prix, que les services aux gens se dégradent ou se privatisent et qu’il en coûte de plus en plus cher pour s’alimenter.

Québec solidaire propose une plateforme centrée sur les gens et l’environnement ; nous croyons fermement que l’économie doit être au service des humains et non l’inverse.


Richard Gingras, candidat
Pour l’équipe de Québec solidaire Saint-Hyacinthe

mercredi 26 novembre 2008

Soirée bénéfice Québec solidaire Saint-Hyacinthe

Un spectacle fait par des femmes pour amasser des fonds pour le parti.

Le mercredi 26 novembre 2008 à 20H00, joignez-vous à l’équipe de Québec Solidaire Saint-Hyacinthe pour une soirée bénéfice. Un spectacle fait par des femmes dont Anne-Marie Gélinas, Geneviève Jodoin  ainsi que Sarah Bourdon en première partie vous sera offert au coût de 20$.

Le tout se déroulera au Café acoustique le Zaricot au 1450 rue des Cascades à Saint-Hyacinthe. Votre candidat, Richard Gingras, sera sur les lieux et pourra échanger avec vous. Nous vous invitons à venir en grand nombre assister à cet évènement et ainsi collaborer à amasser des fonds pour le parti et un nouveau projet de société. 


Pour vous procurer les billets veuillez communiquer avec Mylaine St-Onge au 450-230-3852 ou vous présenter à la porte le soir du spectacle

mardi 25 novembre 2008

Vidéo : donnez-vous une voie !

Réalisation : Pascal Vermette

vendredi 21 novembre 2008

À propos des débats importants que l’on ne peut faire…

D’élections en élections, des gens se demandent pourquoi les électeurs se méfient de plus en plus du monde de la politique. On a qu’à voir pourquoi nous sommes en élection actuellement et on comprend bien des sarcasmes.

Pourtant, de plus en plus de gens sont préoccupés par l’avenir de notre société et de l’environnement; je pense à Québec solidaire et aux verts.  Hubert Reeves disait que le 21e siècle appartiendra à l’entraide humaine ou ne sera tout simplement pas! On pourrait tout aussi bien traduire par : «Dans quelle genre de société voudrons nous vivre?». Voilà un bon exemple de sujets importants à aborder dans les débats politiques, entre autre celui organisé par la chambre de commerce de Saint-Hyacinthe et l’ensemble des médias locaux : COGECO, Le courrier et BOOM FM.

Si vous êtes de ceux et celles, de plus en plus nombreux,  qui ne se reconnaissent pas dans les trois partis politiques actuellement représentés à l’assemblée nationale, vous devrez tirer comme conclusion que la démocratie, telle que définie par les grands décideurs de ce monde, peut se passer de vos opinions car le parti Québec solidaire n’a pas été invité à participer aux débats.

L’argument invoqué pour prendre la décision de ne pas inviter Québec solidaire et le parti vert est le suivant : les grands médias québécois invitent le Parti  Libéral, l’Action Démocratique du Québec et le Parti Québécois; donc, nous faisons de même. Il y a quatre candidats dans la circonscription mais un seul n’y sera pas : celui de Québec solidaire. C’était le même argument lors de la dernière élection.

L’argument utilisé apparaît faible devant l’importance des décisions à prendre  pour le bien-être des gens et de la qualité de l’environnement. Parlera t-on de projets rassembleurs et inspirants comme, par exemple, dépolluer la rivière Yamaska? D’un service de train le plus rapidement possible à Saint-Hyacinthe pour endiguer l’exode des jeunes qui voudraient rester dans la région et dont j’entends souvent parler? Abordera t-on la question du logement social écologique et abordable car, à Saint-Hyacinthe, on peut développer de nouvelles approches de construction plus écologiques?

Les gens pourront-ils savoir qu’en reboisant partiellement, en élargissant les bandes riveraines, en favorisant une agriculture bio-écologique de proximité, en améliorant le transport en commun, en développant l’énergie éolienne et autres sources énergétiques alternatives, cela contribuerait à créer des emplois nouveaux genres et durables? Par la suite, nous respirerions un air plus sain, nous aurions accès à notre rivière et nous mangerions davantage d’aliments produits par les gens d’ici et tous s’en porteraient mieux. Comme vous voyez, ce ne sont pas les sujets à débattre qui manquent!

La situation actuelle a les apparences plutôt inquiétantes d’une espèce de collusion implicite entre, d’une part, les tenants d’une idéologie de droite politique et économique qui a tout intérêt à ne pas trop bouleverser l’ordre établi et, d’autre part, les grands médias qui ne savent plus quoi inventer pour justifier leur complaisance. On ne peut se prétendre journaliste si on se permet d’ignorer et mépriser le choix de centaines de milliers d’électeurs. On ne peut se qualifier de démocrate si on organise des débats où  l’on écarte aussi drastiquement les porteurs d’idées innovatrices et qui font leur chemin petit à petit partout sur la planète.

Je réclame donc haut et fort la place légitime qui nous revient dans le débat électoral en cours et j’invite la population de la circonscription de Saint-Hyacinthe à voter Québec solidaire pour une démocratie plus représentative et pour un nouveau projet de société.

lundi 10 novembre 2008

Communautaire : "salaire de femme" et peur du politique

Dans cette ère de néolibéralisme, où la valeur des choses doit se traduire en colonnes de chiffres, il y a peu de place au qualitatif.  C'est pourtant à ce niveau que se situe une grande part des services  disponibles à la population : le milieu communautaire.  Que ce soit au niveau du logement abordable, de la santé mentale, ou auprès d'enfants le secteur communautaire s'affaire sans cesse depuis plus d'une trentaine d'années à Saint-Hyacinthe.   

La contribution des organismes communautaires dans la société est incalculable, c'est une porte ouverte pour les gens aux prises avec des difficultés.  Le milieu communautaire a ce qu'aucune institution gouvernementale ou privée ne possède, il est conçu à échelle humaine. Il est à l'image des membres qui le constituent, ce qui le rend vivant et souple, en opposition avec le milieu institutionnel souvent plus encadré et rigide.

Néanmoins,  communautaire rime encore avec misère.
Le sous-financement chronique des organismes en font des travailleurs d'état à rabais dont les services sont prodigués en grande majorité par des femmes.
Bien que financé par l'état, l'équité salariale ne s'est pas rendue à ce plus bas échelon. Depuis l'époque des bonnes sœurs en passant par les aidantes naturelles, le travail des femmes n'est toujours pas reconnu à sa juste valeur, réalité qui perdure dans le milieu communautaire. Les travailleuses et travailleurs de ce milieu n'ont aucun fonds de pension, peu ou pas d'assurances, bien loin de la sécurité d'emploi avec la peur toujours présente de se voir couper leur subvention de base. Le régime de peur se nourrit avec la conviction éthique de ne pas appuyer ouvertement un parti politique dans la crainte de représailles financières. Les partis au pouvoir, quels qu'ils soient depuis tout ce temps ne peuvent que se réjouir de cette situation et continuer de donner une petite tape dans le dos en même temps qu'ils distribuent des miettes. Pendant que le milieu communautaire se dit apolitique, les partis continuent de dilapider l'argent des contribuables dans des projets de ventes de biens communs ou de projet de privatisation de la santé, se désengageant davantage.  Bien loin le temps de la solidarité sociale. 

Québec solidaire est le seul parti politique à reconnaître à sa juste valeur le travail fait par le secteur communautaire et entend investir massivement dans ce secteur. Nous croyons ainsi combattre de façon concrète la pauvreté, celle des travailleuses et travailleurs ainsi que celle de la clientèle qu'ils desservent. La dignité humaine a un prix, à nous de se donner les moyens nécessaires pour qu'elle puisse s'épanouir.
 

dimanche 9 novembre 2008

Un système d’éducation décent et gratuit, nous y avons droit

La situation de notre système d’éducation au Québec n’a jamais été aussi mauvaise, depuis quarante ans. Le désengagement de l’État dans l’éducation a amené un sous-financement dans ce secteur et une baisse de la qualité de l’enseignement. Ce que répondent les libéraux, c’est que le gouvernement n’a pas d’argent, alors que celui-ci continue de baisser les impôts pour les entreprises et ferme les yeux sur l’évasion fiscale. Il m’apparaît donc claire que l’unique chose qui influence nos gouvernements ce sont les lois du marché. Ces mêmes lois du marché qui sont la cause de la crise financière et de la crise environnementale. Le marché n’a pas à influencer la manière dont on enseigne dans nos écoles.

Dans ce genre de contexte, l’école est devenue une institution sociale qui nous permet d’obtenir un diplôme pour aller sur le marché du travail dans une meilleure position. Pourtant les études devraient être une étape dans la vie de chaque être humains où ceux-ci se forment une identité, apprennent à connaître leurs capacités et améliorent celles-ci par une formation spécifique, qu’ils auront choisi et qui leurs permettront de trouver leur place dans la société.

Si nous pouvons nous mettre d’accord, que les lois du marché n’ont pas à influencer notre éducation, alors est-ce que l’argent devrait influencer un étudiant dans ses études? Et bien pourtant selon la fédération étudiante universitaire le dégel des frais de scolarité empêche 6000 à 13000 étudiants d’achever leur scolarité.

Lorsque nous entendons le président des jeunes libéraux, François Beaudry dire qu’il faudrait tripler les frais de scolarité à l’université, il est facile de voir que les libéraux sont déconnectés de la réalité étudiante. Actuellement, les frais de scolarité à l’université tournent autour de 2000$ et avec ce genre de proposition, ils seraient autour de 6000$. Dans un scénario pareil, l’étudiant doit travailler pour payer ses études mais aussi pour payer ce qu’il faut pour vivre et dans un monde où les prix ne cessent pas d’augmenter. L’élève ne va donc plus à l’école pour les bonnes raisons mais y va pour pouvoir gagner un salaire.

Selon une étude de l’institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), il faudrait injecter de 365 à 550 millions de dollars pour atteindre l’objectif de la gratuité scolaire. Cela signifie moins de 1% des 59,8 milliards du budget 2007-2008. Il n’y a rien d’utopique de parler de gratuité scolaire lorsqu’il y a des milliards de dollars qui échappent à l’impôt et que nous n’utilisons pas les meilleurs moyens possibles pour combattre cette évasion fiscale.

Au niveau des partis politiques, le Parti québécois a fait passer lors du dernier congrès une résolution pour un gel des frais de scolarité mais Mme Marois a répliqué tout de suite après que ce serait temporaire, laissant croire qu'elle compte  les augmenter plus tard. L’ADQ et le PLQ ont une position claire à ce sujet : le délaissement du système d’éducation public au profit du privé et des lois du marché. Les Verts quant à eux veulent que la gratuité scolaire soit réservée au primaire et au secondaire. Il n’y a qu’un seul vrai parti qui est en faveur de la gratuité scolaire à tous les niveaux ainsi qu’un réinvestissement important dans l’éducation et c’est Québec solidaire.

La révolution tranquille est donc morte. Autant nous avons décidé de reprendre le contrôle de nos institutions sociales pendant les années 60 au détriment de l’église, qu’aujourd’hui nous les vendons à des intérêts privés et au nom des lois du marché. Le « maître chez-nous » est devenu « la soumission devant le marché », dont notre éducation est victime.

Aujourd’hui le guide spirituel est l’argent et le marché, ce qui n’est pas un meilleur guide que la religion chrétienne. Alors « redevenons maître chez-nous ».
Un système d'éducation décent et gratuit, nous y avons droit et c’est par Québec solidaire que cela pourra se faire.

 

jeudi 6 novembre 2008

Pour Québec solidaire Saint-Hyacinthe c’est parti !



M. Charest a décidé que tout le monde allait en élection le 8 décembre. Dans la gadoue, le froid, le gel. Il nous impose cet exercice croyant  fermement (sondages à l’appui sans doute) qu’il sera majoritaire...  Plus que jamais, il est temps de voter en fonction de nos réelles valeurs.

Des valeurs différentes, une société plus juste, écologiste, égalitaire, respectueuse des différences.  Un Québec faisant parti du monde à titre de peuple reconnu, francophone, de tendance pacifiste, unique en son genre. Si nous le désirons,  un projet extraordinaire nous attend il n’en tient qu’à nous de le bâtir ensemble. Plutôt que de laisser notre société aux financiers tentant de se réorganiser pour continuer à dilapider notre bien commun bâtissons ensemble un Québec solidaire.

À Saint-Hyacinthe votre équipe est en poste. Quelques priorités nous sautent aux yeux :
  • Un transport en commun amélioré et accessible  la fin de semaine incluant le train. Et qui sait, peut-être un jour, gratuit pour les étudiants et les personnes défavorisées.
  • Notre rivière doit être dépolluée, et ce en collaboration avec l’ensemble des acteurs et intervenants au dossier.
  • Nous devons revoir notre développement à la lumière de notre couverture forestière à la baisse, voir à la plantation d’arbres, à l’élargissement des bandes riveraines, pour notre eau et notre air…
  • Des logements abordables et verts.
  • Supporter financièrement une agriculture toujours plus respectueuse de notre environnement et permettant de nourrir la population locale, régionale et Québécoise en priorité plutôt que les voitures…
  • Développer Éole Québec et élargir nos possibilités énergétiques « autres » sans dépendance au pétrole tout en remettant à la région les retombées monétaires de ces nouvelles formes d’énergie.
  • Enfin, une réorganisation de l’économie dans les paliers d’imposition, les seuils des REERS abaissés, une taxe verte et de valeur ajoutée permettra les entrées de fonds nécessaires au maintien des services de santé et d’éducation dans le giron du domaine public.
Voilà des projets environnementaux  et économiques créateurs d’emplois utiles et importants dans le cadre d’une économie renouvelée, respectueuse de l’humain et de son environnement.  Cela passe par un vote pour Québec solidaire dans notre comté.